mardi 11 septembre 2012

Dernière année du bon côté de la trentaine

Selon l'expression favorite de William Wilkie Collins pour décrire la jeunesse de ses personnages principaux, je suis entrée depuis trois heures dans ma dernière année du bon côté de la trentaine. 29 ans, sans grande sécurité professionnelle – ou sentimentale – c'est plutôt déprimant. J'ai l'impression d'être Ted Mosby, à ceci près que mes bottes rouges seraient carrément plus choupis que les siennes.


En même temps, même si je ne fais plus partie des gens cool depuis l'époque où le Laboratoire de Dexter faisait les beaux jours de Cartoon Network, où Sigur Ròs avaient encore une audience confidentielle et où on pouvait encore dire « wazzaaa » sans passer pour le dernier des crétins (Je tiens tout de même à rappeler pour limiter les dégâts qu'en matière de meme et de mode, la Suisse vit avec un retard de deux ans sur le reste du monde, un peu comme le Canada), je suis aujourd'hui beaucoup mieux dans mes baskets qu'il y a dix ans. Je me connais mieux, ai évacué les gens toxiques de mon entourage et surtout ai fini par accepter mon corps : je ne suis ni Halle Berry, ni Beyoncé. Je suis beaucoup mieux. Il va falloir que je m'y fasse.

Sur le plan pro, je me rends compte qu'à presque trente ans, une bonne partie de mes amis sont encore dans une situation instable, où les seuls jobs disponibles sont ceux pour lesquels soit ils sont sur-formés, soit ils ont peu d'affinités. L'essentiel après tout, étant d'avoir de quoi payer ses Louboutins après avoir réglé ses factures annexes, telles que l'appartement, les impôts ou l'achat d'un enfant au Malawi. Après, bien sûr, il y a toujours des gens extrêmement brillants, avec de bonnes connexions et un petit coup de pouce de Dame Fortune qui réussissent à décrocher droit derrière leurs Masters un CDI bien rémunéré ouvrant la porte à une brillante carrière. Mais je pars du principe que la nature étant bien faite, pour rétablir l'équilibre, ils tombent systématiquement sur des toilettes bouchées à chaque fois qu'ils doivent se soulager dans un lieu public. 
A trente ans, on est sensé avoir le pack maison+ enfants+ boulot+ chien, bref, l'image d'Epinal de l'Adulte. Mouais, les maisons individuelles, c'est pas écolo; les enfants ne sont pas mon trip; je n'ai toujours pas de Pullitzer et je préfère les poneys ou les dragons aux canidés.

En fin de compte, j'aborde quand même cette dernière année de la vingtaine avec sérénité. Le choc a plutôt été entre 24 et 27 ans, quand petit à petit tous les rabais djeuns' disparaissent aussi sûrement que la crédibilité de Taylor Lautner.





3 commentaires:

  1. Joyeux Anniversaire Princesse! Je te souhaite une pluie de Louboutins et autres Irregular Choices, que GRR Martin termine le Trone de Fer, et... que cette année t'apporte ce que tu recherches?
    Et merci pour tes billets (quand je dis que j'aime vraiment ta façon d'écrire c'est pas de la blague...)...
    Bisous!
    Tytmary

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  2. On pourrait former un club entre sans job, longues études et logement plus ou moins précaire :D Mais bon, à défaut de nous assurer une bonne retraite, on peut dire que le temps nous a rendu d'autant plus belles :D

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