mercredi 13 février 2013

Série noire

En ce moment, il y a pas mal de saloperies glaçantes tombant sur la gueule de mon entourage (non je ne parle pas de la neige, j'aime la neige, il devrait neiger 378 jours par an). Et sur la mienne. Oui parce que depuis une semaine, avec coloc-et-plus-si-affinités, je romps et romps, petit patapon.

Une de mes partenaires de tandems linguistiques (où on s'apprend mutuellement la langue de l'autre, à coups de venti soy Macha Latte interposés / Kwak et Maredsous quand la Police du Commerce nous fout dehors) a vu disparaître un proche par mois depuis le début de l'hiver. Terrible loi des séries qui me rappelle l'hiver 2005 où :

Je ne sais plus quel ouragan au nom de starlette avait frappé Haïti en défonçant complètement les routes que des Sims avaient placés sur l'île ; Ce sur quoi ma grand-mère est tombée dans un coma diabétique juste après que ma mère soit rentrée in extremis de ses « vacances » dans son pays natal, après avoir engagé deux types à kalach' pour la protéger des autres types à kalach' (quand on est valdo-antillais, on a tendance à doublement louper ses avions) ; Alors qu'elle nous racontait comment on avait failli ne jamais la revoir, un coup de téléphone lui apprend que son frère avait eu un accident en empruntant un tape-tape pour aller rendre visite à sa mère.

Ça, c'était les bonnes nouvelles.

La semaine suivante, un collègue décédait le jour de Noël.

Trois jours plus tard, une de mes grands-mères de cœur, celle qui m'avait élevée jusqu'à mes huit ans allait rejoindre son époux.

Un mois plus tard, mon concierge y passait.

Deux jours plus tard, entre l'examen de sociopo et celui de stats, ma mère m'appelait pour s'enquérir de ma réaction si je devais apprendre qu'il était arrivé quelque chose à celui qui avait pris ses jambes à son cou en apprenant sa grossesse et avait vaguement expliqué 16 ans plus tard que je devais m'être reproduite par mitose, malgré ma ressemblance quasi gémellaire avec les autres membres de sa grouillante marmaille. Dotée de mon humour subtil et délicat, bien qu'anthracite, je demandai s'il n'était pas mort (c'eût été un peu gros quand même).

Bah en fait, il avait fait un malaise le jour de l'enterrement de sa propre mère.

Je pense que ma réaction a terrifié ma mère.

C'était trop. La goutte d'eau. Le tiercé-quarté-quinté-plus. Improbable. Un gag.

J'ai éclaté de rire. Parce qu'au bout d'un moment je n'étais plus capable que de voir l'absurdité de ces merdes en fermentation. J'ai passé les deux mois suivants à laisser des messages sur la base de "rassure-moi, t'es en vie?" dès que je tombais sur des boîtes vocales.

Dans ma tête, je me repassais la chanson Raindrops keep falling on my head tirée de la bande son de Spiderman 2 où tout par en sucette en même temps dans la vie de Peter Parker, alors il décide de faire l'autruche et de remiser son costume de super-héros.



N'est pas Bree van de Kamp qui veut. Quand je reçois un choc, mon pouvoir de réflexion vole plus bas qu'un derrière de cochon.

Je ne me rappelle plus du reste de cet hiver-là. Je l'ai passé comme dans une bulle de chépaskejisme qui a duré plusieurs mois, jusqu'à ce que je me fixe comme objectif de partir vive au Japon.

Ma copine est déjà en train de vivre son aventure dans un pays lointain. Je ne sais que lui conseiller pour qu'elle se sente mieux. Je sens juste que Captain Insuline va entrer en jeu à un moment donné.

2 commentaires:

  1. Life sucks.
    Je te fais un méga câlin et la prochaine fois, je viens avec au moins 2litres de bières.
    (à défaut de se gratter les couilles...)

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  2. merci.je t'assure qu'avec un peu de bonne volonté on peut se gratter les ovaires

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