lundi 10 juin 2013

Dur

La septième révision de la loi suisse sur l'asile a été acceptée en votations populaires à plus de 78.5%. Plébiscitée dans tous les cantons, de 60.1% à plus de 86%. Plébiscitée, oui, mais dans l'indifférence, tant de la population avec 39% de votants, que de la presse romande, qui à part quelques quotidiens pour socialo-chevelus, s'intéresse davantage à l'autre sujet de votation (le mode d'élection du Conseil fédéral).

Ce dernier durcissement de conditions posant déjà problème à Amnesty a de fortes chances d'être nourries d'effets pervers. Un peu comme, la Lex Blocher qui a essentiellement consisté à prolonger le délai d'attente des requérants d'asile, à les précariser encore davantage, et partant, à peupler nos villes d'une armée de réserve inépuisable de dealers.

Parmi ces terroristes-étrangers-qui-n'aiment-pas-les-combats-de-reines, 11% se voient néanmoins accorder l'asile. Cela en fait presque 9 sur 10 qui se retrouvent à faire des aller-retours entre leur pays d'origine qui n'en veut plus, et la terre d'accueil qui les rejette également (aux frais d'une population effrayée par ces profiteurs-voleurs-d'emplois).

Il faut voir les conditions: paupérisation, droit de recours passant de 30 à 5 jours, détention administrative (genre si tu prends le train sans billet parce que t'as pas d'aide sociale, mais que le trajet Genève-Lausanne équivaut au PNB du Danemark) jusqu'à 18 mois pour les « insoumis » (les dangereux-terroristes-resquilleurs, alors que l'épouse francophone est placée à St-Gall, dans la partie germanophone, et son mari à Genève).

La nouvelle loi a au moins pour mérite d'accélérer les procédures de traitement des dossiers de requérants. Or, à moins d'engager des myriades de fonctionnaires cantonaux, je vois assez mal comment elle pourrait se traduire autrement que par des montagnes de NEM distribuées aléatoirement selon la méthode d'Am, Stram & Gram (1956).

Malheureusement, ce résultat n'est pas une surprise. En revanche, l'ampleur de l'acceptation en est une, bien que le projet, largement soutenu par l'UDC, soit porté par une ministre inscrite au PS. Sinon, le siège du HCR est où déjà ?

Durcir encore et toujours le droit d'asile. Tant qu'à faire revenons au temps où fuir une société malade était classé comme une maladie mentale.



Source : ladernieregorgeedebiere.tumblr.com/


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