lundi 29 juillet 2013

Aaaaargneuh

Après m'être ligaturée les trompes avec un trombone et un couteau à pain, je suis descendue de la montagne sur mon cheval (panoramique, faut pas déconner quand même) pour me remettre péniblement de mes émotions. Je savais que travailler avec des enfants n'était pas du tout un choix de carrière qui me correspondait. C'est un choix que je respecte profondément, mais ces deux semaines de colonie ont eu raison de mon stock de patience et des mes poumons jusqu'au 26 juin 2014. Et de ma voix. Et de ma santé (angine-otite avec un départ de bronchite qui n'a pas été aidé par le fait que j'ai repris la clope, comme tu l'avais déjà compris. Mais quand je dors pas, je tombe malade, c'est aussi automatique qu'un antibiotique).

Alors oui, il y avait des moments de choupitude absolument dantesque qui ont fait fondre mon petit cœur de glace, comme Simba1 qui m'a offert un papillon rose en plastique (très important le papillon, surtout venant d'un entomologiste de six ans et demi) ; de Patty, incroyablement débrouillarde pour un petit machin de sept ans – davantage que la plupart des grands de douze ans trop cools pour participer à quoi que ce soit ; de Murphy, le petit con qui essaie d'être plus grand que le bœuf tout en cachant un grand amour de la danse ; d'Ophelia aux éclats de joie purs et cristallins et dont l'idée de la subversion consiste à chanter les deux premiers vers de Frère Jacques au micro alors que les monos viennent de déclarer aux enfants que c'est gentiment l'heure d'aller faire chier Morphée ; de Gaëlle, six ans et demi, dont la diction vaut à peu près celle d'une Yolande Moreau complètement bourrée après une partouze avec des lamas ; du grand et facétieux Edgar à l'humour débordant, pour ne citer qu'eux.

Il y avait aussi les gros psychopathes, comme Norman qui a tenté d'arracher la trachée de plusieurs de ses petits camarades avec une pioche dans leur sommeil ; Hanibal qui tapait sur à peu près tout ce qui avait été vivant un jour, y compris les innocentes planches d'un chalet sans défense ; Choupette qui n'avait pas trop conscience de ne pas être seule au monde rapport à la façon dont elle envoyait valdinguer les enfants voulant un rab' de poulet-frites. Sans compter l'équipe éducative qui se posait là quand même en matière d'accouplement avec des ours après avoir éviscéré des poneys vierges sous la pleine lune.

Bref, le peu d'énergie que la canicule avait daigné me laisser fut impitoyablement pompée et depuis je reste éveillée par tranche de quinze minutes. Je te dis pas comme c'est pratique pour rattraper le retard de lessive abyssal. Alors pour écrire à nouveau, c'est un peu coton. On se verra en août, si Youtube veut bien me rendre un quart d'hémisphère gauche d'ici-là.

Oui, Youtube est un chat.


Source: http://robthedoodler.deviantart.com/art/Zombie-Kitten-Loves-Brains-262665342

1 Les noms sont bien sûr modifiés

5 commentaires:

  1. HAha, j'adore ! En effet, travailler dans une colonie ça ne doit pas être triste, tu as beaucoup de courage je ne pourrais jamais faire ça !

    RépondreSupprimer
    Réponses
    1. A vrai dire, je ne pensais pas que je pourrais non plus, et pourtant. Pour une semaine, c'est parfait, deux, ça devient un peu longuet, mais à l'année ce serait beaucoup trop pour moi. Néanmoins je suis contente d'avoir fait cette expérience (et contente qu'elle soit derrière moi)

      Supprimer
  2. Mrou, tu as été brave, surtout que c'est pas ton domaine les enfants !!
    J'aime bcp cet article mais un bémol, après 3 relectures, je ne comprends ni ne parviens à identifier les personnages de ce paragraphe : "Il y avait aussi les gros psychopathes, comme Norman qui a tenté d'arracher la trachée de plusieurs de ses petits camarades avec une pioche dans leur sommeil ; Hanibal qui tapait sur à peu près tout ce qui avait été vivant un jour, y compris les innocentes planches d'un chalet sans défense ; Choupette qui n'avait pas trop conscience de ne pas être seule au monde rapport à la façon dont elle envoyait valdinguer les enfants voulant un rab' de poulet-frites. Sans compter l'équipe éducative qui se posait là quand même en matière d'accouplement avec des ours après avoir éviscéré des poneys vierges sous la pleine lune."

    Voilà, ptêtre que c'est moi qui suis out, ou ptêtre que la reprise anaphorique laisse à désirer.
    (http://fr.wikipedia.org/wiki/Anaphore_%28grammaire%29)

    RépondreSupprimer
  3. Oh merci de t'être donné la peine de relire autant de fois

    Je te dirai dimanche ou sur FB qui était qui. J'ai bien sûr forcé le trait pour qu'ils ne soient pas trop facilement reconnaissables - même si je ne me suis pas trop foulée pour tous les pseudos. Après, les surnoms ont aussi été pris par niveau de sociopathie, et je considère qu^à part le joker, norman bates est un des plus gros tarés de l0histoire du cinéma

    RépondreSupprimer
  4. Hahahaha des perles ces gosses, des perles! :D C'est quand ils sont petits qu'ils développent bien leur côté créatif, ça se voit, non? Essaie de te reposer maintenant que tu es revenue :3

    RépondreSupprimer