vendredi 12 juillet 2013

Cloud

Aujourd'hui, j'ai envie de parler ciné. De Cloud Atlas, en l'occurence. En gros, Tom Tykwer et le clan Wachowski nous ont pondu une espèce de Lola Rennt qui aurait bouffé Inception qui aurait bouffé the Matrix. Les Wachowski restent fidèles à leur thème de prédilection, à savoir, la révolte contre un pouvoir injuste et corrompu. C'était déjà le cas dans leur premier long-métrage Bound, qui contait l'histoire de deux jeunes femmes détruisant le baron de la pègre à qui l'une d'elles appartenait. C'était le aussi le cas de Matrix, où la révolution se faisait contre des machines. Rebelote avec V for Vendetta. Ne restait plus qu'à adapter un livre inadaptable traitant du même sujet de 6 façons différentes.



Bound : le genre de film à regarder avec son papa.

Bel exercice de style, les maquilleurs et la post-prod ont fait un travail exceptionnel, grimmant les acteurs de sorte à ce qu'ils jouent plusieurs personnages, dont au moins un du sexe opposé. Un joli clin d'oeil de Lana Wachowski, encore Larry à la sortie du premier opus de leur célèbre trilogie. Un petit WTF en se rendant compte que des acteurs caucasiens sont maquillés en Coréens. Cela se justifie – moyennement – par le fait que chaque acteur joue au minimum deux rôles à différentes époques du film et qu'une part importante se déroule en Corée du Sud. Bien sûr, il n'y a qu'une actrice asiatique.


Ouais, mais tous les Asiat' se ressemblent

L'autre réalisateur est Tom Tykwer, le papa de Cours Lola, Cours. Premier film techno, triptyque racontant trois versions de la même histoire. Film qui n'aurait pu exister de nos jours, car la situation de départ aurait était réglée d'un simple échange de SMS: Lola - Quoi - J'ai besoin de fric - OK j'arrive, fais pas de conneries. Film d'un autre temps que les moins de vingt ans ont à peine connu.


Lola Rennt / Cours Lola, Cours : tu dois le voir !

Bref, ce Cloud Atlas est davantage du méta-cinéma, ce qui le rend un poil difficile à appréhender – il fait passer Inception pour un épisode de 7 à la Maison. Si quelqu'un pouvait adapter ce roman inadaptable, c'était bien ces trois individus, faisant un clin d'oeil au bouquin ainsi qu'à leur propre oeuvre. Regarder ce film sans avoir à l'esprit le travail de ces trois réalisateurs est un comme regarder la Cité de la Peur pour un Bolivien en train d'apprendre le français : pas top. C'est peut-être la raison pour laquelle il a été si moyennement apprécié en salle. Il reste néanmoins possible de se rattraper en DVD à partir du 13 juillet.

2 commentaires:

  1. J'avais beaucoup aimé Cours, Lola Cours. J'ai loupé celui-ci au cinéma, dommage... Je rattraperai mon retard, ça m'a tout l'air d'être un chef d’œuvre. Merci :)

    RépondreSupprimer
  2. Il n'a vraiment pas fait long justement parce que beaucoup de monde l'ont trouvé trop bizarre. Mais je maintiens qu'il vaut le détour. C'est le genre de film que tu n'oublies pas sitôt sortie de la salle, ce qui est souvent un gage de qualité

    RépondreSupprimer